Mais tu vas faire quoi?!

Comme tu le sais, j’ai décidé de quitter mon boulot. Je t’ai dit que c’était pas une décision facile, mais c’était devenu tellement évident que la fin était inéluctable.

Quand j’en parle autour de moi c’est marrant parce que les réactions que suscitent la nouvelle sont complètement binaires. Une personne sur deux me félicite comme si c’était la meilleure chose qu’elle entendait depuis des lustres. C’est chelou comme réaction, mais franchement ça fait plaisir de voir que d’autres que moi pensent que j’ai pris la bonne décision.

Et l’autre moitié s’en cale royalement. Par contre, tout le monde me demande en chœur : « Mais tu vas faire quoi? Donner des cours de Yoga? »

Certes je vais profiter de ce temps libre pour développer mes cours. Mais je ne veux pas que ma passion ne devienne mon unique source de revenus, sous peine devenir une corvée d’ici peu. Et puis tout le monde le sait, le Yoga, ça ne rapporte pas. Sauf aux profs qui bossent comme des malades, donnent 30 heures par semaines, publient 30 photos par jours sur les réseaux, ne partent plus vacances (ben non, elles organisent des retraites au Portugal), etc.

Ce que je me demande, c’est pourquoi devrais-je faire quelque chose? Cette décision est le fruit d’un accouchement difficile dont j’ai du mal à me remettre et je devrais déjà savoir ce que je ferai ensuite.

Aujourd’hui je ne sais pas ce que je veux pour demain, mais je sais comment je le veux. Je veux faire de la place. Faire de la place pour l’inattendu. Faire de la place pour ne rien faire. Faire de la place pour souffler, pour me poser, me reposer, lire des livres, me promener dans les bois, boire des cafés, passer du temps avec mon amoureux, fonder une famille.

Namasté,

Comme tu le sais, j'ai décidé de quitter mon boulot. Je t’ai dit que c’était pas une décision facile, mais c’était devenu tellement évident que la fin était inéluctable. Quand j’en parle autour de moi c’est marrant parce que les réactions que suscitent la nouvelle sont complètement binaires. Une personne sur deux me félicite comme … Lire la suite Mais tu vas faire quoi?!

Aujourd’hui j’ai quitté mon JOB

Aujourd’hui j’ai fait un truc dingue: j’ai quitté mon job. Après 11 ans (ONZE ANS!) de bons et loyaux services. J’ai pris rendez-vous avec mon chef et je lui ai dit: “Chef, il est temps que je parte”. Je me suis entendue lui expliquer mes raisons, et bizarrement ça sonnait assez naturel.

Je ne sais pas quelle est la question à laquelle je préfère répondre en premier: “pourquoi t’as quitté ton job?”, ou “Mais comment t’a fait pour rester 11 ans au même endroit?”. La réponse de l’une découle de l’autre. Quand j’ai commencé ce job, j’aimais ce que je faisais, j’aimais les gens, j’aimais le cadre, j’aimais me sentir utile, ça me donnait du sens. Ça a duré longtemps.

Le temps à passé, j’ai changé de fonction, j’ai pris des responsabilités. Et puis encore. Au début c’était chouette. Les voyages, les collègues, le sentiment d’être un maillon de la chaîne. Au fur et à mesure de mon évolution professionnelle, j’ai vécu la dégringolade de ma vie privée et sociale. Tensions et les conflits avec des collègues sont devenus monnaie courante, les heures supplémentaires se sont multipliées, les nuits à l’étranger ont augmenté. Trop fatiguée pour voir mes amis et pour sortir, trop nerveuse pour me détendre. Trop usée pour être patiente. Trop occupée à courir pour m’en rendre compte. Courir pour terminer un dossier. Courir pour arriver à l’heure à cette réunion. Courir pour faire mes courses. Courir pour aller chez le médecin.

Un matin je me suis levée pour aller travailler. C’était pas une journée comme les autres, c’était l’assemblée générale de la boîte. D’habitude, c’est le meilleur jour de l’année, on rencontre des gens, on assiste à des conférences, on participe à des débats. On en profite pour discuter avec les collègues qu’on voit peu. Ce matin là, il faisait beau et je rentrais de vacances, pourtant… J’ai du me forcer à aller au bureau. Il y avait déjà du monde quand je suis arrivée et au milieu de la foule j’ai eu un déclic. Le même déclic que tu ressens quand tu te réveilles à côté de ton mec après 10 ans où la lassitude a pris le pas, et que tout à coup tu te dis “je ne l’aime plus”. Çà m’a fait pareil. Tout à coup l’évidence criante que c’était fini. La certitude d’avoir donné tout ce que j’avais à donner, qui sonne la fin d’un cycle.

C’est long un cycle de 11 ans pourtant. Je n’ai jamais rien fait d’autre qui ait duré si longtemps… Ça m’a fait un choc, ça m’a un peu attristée, et en même temps je me suis sentie pousser des ailes. Je vais enfin être libre. De ne plus courir. De ne plus devoir terminer un dossier. De ne plus arriver à l’heure pour une réunion. De ne plus aller chez le médecin. Faire quoi? On verra. Faire comment? A mon rythme.

Namasté,

Aujourd’hui j’ai fait un truc dingue: j’ai quitté mon job. Après 11 ans (ONZE ANS!) de bons et loyaux services. J’ai pris rendez-vous avec mon chef et je lui ai dit: “Chef, il est temps que je parte”. Je me suis entendue lui expliquer mes raisons, et bizarrement ça sonnait assez naturel. Je ne sais … Lire la suite Aujourd’hui j’ai quitté mon JOB

Objectif: 0 réseaux sociaux

Meuf,

Tu as une idée du temps que tu passes chaque jour sur les réseaux sociaux? Tu twittes, likes, et zieutes des photos entre 1h30 et 2h par jour. Et ouais. Tu vas surement dire que « oui mais c’est pour le boulot » ou « naaann moi les réseaux sociaux j’y vais jamais, c’est juste comme ça« . En tout cas, c’est ce que moi je disais. Jusqu’au jour où j’ai pris une résolution OUF: je me suis désinscrite. DE TOUT.

Ça m’a pris le jour où en ouvrant Facebook, des photos de mon ex avec sa nouvelle meuf (trop belle) sont apparues sur mon fil. SUR MON FIL à moi, alors que je n’avais rien demandé à personne. Ben oui bien sûr, la sournoise s’était faite l’amie de MON ex-belle mère et tous nos amis communs. Normal donc que je sois tenue au courant de leur actualité de couple qui-à-l’air-trop-heureux pendant que je crevais de solitude.

Alors j’ai essayé de poster des trucs marrants pour qu’on me like. Pour qu’on me prouve qu’on m’aime. Je t’assure que j’ai passé plus de 2h par jour sur Facebook à cette époque. Et pendant que j’attendais la confirmation que je valais quelque chose, j’étais noyée de photos de gens géniaux adulés par la toile entière.

Et puis j’ai eu ce fameux déclic: les réseaux sociaux me rendent asociale! Plus je zone dessus, plus je suis suivie, et plus je me sens seule. C’est un peu comme le cap de bonne espérance… Les réseaux sociaux sont un euphémisme grandiose. Non seulement ils détricotent le lien social, mais ils emprisonnent ceux qui s’y adonnent. Dictés par la course aux likes et aux retweets, quelle liberté d’action reste-t-il pour celle qui veut manger un McDo et pas tous les jours des smoothies? Où pour celle qui veut zoner en pyjama un samedi soir?

En quittant les réseaux, je me suis libérée d’un poids énorme. Finie la pression de la course à-celui-qui-montre-qu’il-est-le-plus-heureux, qu’il-a-le-mieux-réussi, qu’il-s’amuse-le-plus, qu’il-voit-les-plus-beaux-paysages.

C’est pour ça qu’aujourd’hui je fais le pari de faire vivre OTCM par la force d’adhésion de mes lectrices et de mes lecteurs qui je l’espère enverront ces quelques lignes à leur réseaux.

Et puis si un jour je dois me reconnecter, ce sera l’occasion de faire un nouvel article!

Namasté,

Meuf, Tu as une idée du temps que tu passes chaque jour sur les réseaux sociaux? Tu twittes, likes, et zieutes des photos entre 1h30 et 2h par jour. Et ouais. Tu vas surement dire que "oui mais c'est pour le boulot" ou "naaann moi les réseaux sociaux j'y vais jamais, c'est juste comme ça". … Lire la suite Objectif: 0 réseaux sociaux